Plan social chez Valmont (Cauval)

 31/03/2012

Le comité d’entreprise (CE) a appris la nouvelle mercredi. (ÉVA TISSOT) Après des mois d’incertitudes, le chiffre est enfin lâché. Une quarantaine de postes seront supprimés dans les secteurs indirects de l’entreprise Valmont, basée à Sévérac-le-Château.

Le Midi Libre 30/03/2012, 09 h 17, mis à jour le 30/03/2012,

Le comité d’entreprise (CE) a appris la nouvelle mercredi. (ÉVA TISSOT) Après des mois d’incertitudes, le chiffre est enfin lâché. Une quarantaine de postes seront supprimés dans les secteurs indirects de l’entreprise Valmont, basée à Sévérac-le-Château. Des suppressions qui concernent non pas la fabrication des fauteuils et canapés mais des supports à la production (tâches administratives, service après vente, transport…). Le comité d’entreprise (CE) a appris la nouvelle mercredi, lors d’une réunion extraordinaire en présence de Gilles Silberman. Le directeur général du groupe Cauval Industries, propriétaire de l’entreprise, a remis “un pavé d’une centaine de pages” concernant le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui prévoit une quarantaine de suppressions de postes. Une annonce qui est loin d’être une surprise pour le CE, au vu des difficultés que connaît Valmont depuis plusieurs années. (1) Ce n’est pourtant pas faute d’avoir dépensé beaucoup d’énergie pour éviter d’en arriver là : direction interpellée, droit d’alerte déclenché, rencontre avec Marie-Anne Montchamp - secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale - lors de sa venue à Millau en février dernier, entrevue quelques semaines plus tard avec les conseillers des ministres de l’Industrie et du Travail. Une série d’actions auxquelles la direction du groupe n’a pas pu rester “neutre”. Loin de rassurer, le nouveau PSE laisse envisager le pire. Les membres du CE s’inquiètent des conditions de travail des salariés restants car les suppressions de postes devraient entraîner de “grosses difficultés d’organisation pour la vie de l’entreprise”. Plusieurs expriment un sentiment d’”abandon” de la part du groupe. “On nous dit souvent que nous sommes une des dernières entreprise qui fabriquent des canapés en France, ça ne nous rassure pas du tout”, constate l’un d’eux. Une inquiétude d’autant plus marquée avec les fermetures récentes des entreprises de Valaubrac à Bozouls et Amarilis à Entraygues - toutes deux appartenant au groupe Cauval Industries -, conséquence des liquidations judiciaires prononcées par le tribunal de Meaux en janvier dernier.L’avenir, le CE l’envisage plutôt morose pour les 261 salariés que compte actuellement Valmont. Mais pas question de baisser les armes, la bataille pour sauver un maximum d’emplois continue. Un expert-comptable doit d’ailleurs être appelé à la rescousse pour expliciter les chiffres et vérifier la légalité de la procédure. À présent, tout repose sur les têtes dirigeantes du groupe et leur volonté - ou non - de faire perdurer un savoir-faire à Sévérac. Côté direction de l’entreprise, Robert Marchal ne peut rien communiquer avant le 10 avril, date à laquelle doivent débuter les procédures légales de consultation et d’information du CE, en présence de Gilles Silberman. Affaire à suivre donc…